Sous
son vrai nom, il travaille comme illustrateur pour des revues comme
HISTOIRE MEDIEVALE où il peut enfin oeuvrer sur les
sujets
historiques qu'il affectionne.
En
1999, Jaap revient à la BD. Il sort chez Arboris un recueil
de
gags en français et hollandais puis un coffret luxe de 16
sérigraphies de Betty Page pour le magazine I Mag.
En 2000, Jaap publie Tueur de
Fées, un roman policier violent et psychologique chez Loubianka Edit.

2003. Jaap continue la pub, 40 illustrations pour la ville de Rennes et son
catalogue MIEUX VIVRE A RENNES... Il travaille pour des revues pour
personnes handicapées, les transports en commun et des catalogues de
sport.
En
2003 toujours, il travaille pour des revues bretonnes et occitanes,
LOUARNIG et PLUMALHON. Il ressort pour l'un BAMBOU, pour l'autre
KALITAI. Ces deux héros ont bénéficié d'un
lifting et de
scénario plus construits.
Pour Bambou, Jaap commence à laisser tomber
la structure narrative belge et s'inspire de certaines BD
américaines.
C'est à ce moment que Jaap commence à faire
ses couleurs de manière informatique.
En parallèle, il va travailler sur les enquêtes de
Bianka, jeune détective qui, comme ses prédécesseurs dans PIF
- rappelez-vous les enquêtes de Ludo - va, sur deux pages,
être confrontée à une énigme
qu'elle devra, en même temps que le lecteur,
résoudre à la fin de cette mini
intrigue. Le succès est là, mais Jaap qui voyait
la possibilité d'un album estime qu'il lui faudra attendre
presque 3 ans. Il laisse tomber.
Pourtant, quelques enquêtes sont de toute beauté.
En
2005, nouveau grand tournant. Il sort chez Celtik Edit deux ouvrages de
référence sur les armes et armures du chevalier et les grands ordres de
chevalerie militaires et religieux. Ils sont construits comme deux mini
dictionnaires et précis dans les propos. Jaap se fait une
nouvelle réputation. Ces livres sont appréciés des
médiévistes, des amateurs de jeux de
rôles et, bien sûr, des enseignants qui voient dans
ces deux fascicules reliés et somptueusement
illustrés, un outil pédagogique parfait.
Hélas, une diffusion pour le moins modeste
décide Jaap à ne pas sortir les deux ouvrages qui devaient
suivre : celui sur les grands ordres de Chevalerie qui devait présenter 93 ordres supplémentaires et surtout
faire la part belle aux Chevaliers de Saint Jean de l'Hôpital et ceux
de Notre Dame des Allemands, les célèbres Chevaliers Teutoniques.

En
2005/ 2006, les éditions Deirdre, créées par un
de
ses amis, Laurent Ringuet, lui demandent alors deux ouvrages sur les mythes
à travers les personnages féminins. Ils sortiront
sous
les titres :
FEMMES
ET DEESSES DES MONDES CELTIQUES
FEMMES
ET DEESSES DES MONDES VIKINGS
Là,
Jaap surprend encore en montrant d'autres styles, d'autres techniques et
surtout une rigueur historique dans ses textes. Mais il avait
suivi des cours de mythes comparatifs à l'école du
Louvre... Les deux ouvrages présentent les femmes les plus
célèbres des mythes germano scandinaves et
celtes. Chaque page est illustrée d'une aquarelle qui
représente un personnage et un texte lui fait face.
De plus, pour ces
ouvrages, Jaap s'est occupé intégralement de la maquette.

Il sort
également deux carnets de croquis pour Loubianka Editions, qui sont rachetés par Deirdre Editions.
Ces deux carnets,
bientôt trois, en noir et blanc, expliquent avec des
anecdotes personnelles de l'auteur, ses goûts, ses personnages
préférés, ses difficultés techniques, ses
projets...
Ainsi les lecteurs
peuvent découvrir à travers ces illustrations,
moult projets avortés, non publiés en France, en
stand by.

Il peut aussi
découvrir des facettes inconnues. Ainsi, Jaap, sous le
pseudonyme d'Obi Yamoto a travaillé avec le style des
Mangakas dans de nombreuses revues. La plupart du temps, ces
dernières étaient réservées à un
public averti, mais Jaap avoue qu'il a appris une technique de cadrage grâce à ces dessins "Hentaï".
En
parallèle, Jaap enseigne la BD dans une école
privée sur Nantes - l'école Pivaut - et
l'année suivante, l'anatomie
et la narration graphique. Pourtant, après près de 4 ans,
déçu par cette expérience, Jaap
décide d'abandonner :
"J'ai
eu quelques élèves géniaux, d'autres sympathiques,
mais je garde le goût amer d'une grande immaturité de
la majorité. L'envie de devenir dessinateur sans
travailler trop et dans des horaires prédéfinis... Bref,
la
plupart n'avaient pas leur place ici. " Et puis l'école est
une école privée et de ce fait devait obéir
à des règles que je ne souhaitais pas appliquer...
Mais pris par le virus de
l'enseignement, Jaap passe en un an sa licence arts plastiques à Rennes, qu'il
reçoit avec félicitations du jury et se propose
d'intégrer une structure classique pour des étudiants plus
jeunes.
Jaap continue l'enseignement
via des cours par correspondance et des stages chez lui. D'ailleurs
certains élèves de chez Pivaut l'ont rejoint...
En 2007, il
sort, toujours chez Deirdre Editions, un recueil de gags de
KALITAI enrichi d'une quinzaine de nouvelles pages, puis, pour les
éditions Ouest France, GUILLAUME LE CONQUERANT